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 Philibert Vrau, 1829-1905. Après de bonnes études, va entrer dans l'entreprise et apportera une aide décisive au lancement et au développement de la pelote -Au Chinois-. Âgé de 45 ans environ sur cette photo.

 L'exposition universelle de Paris, en 1900, illustre bien l'ambiance de cette époque. Philibert arrivait alors au terme de sa vie mais cela montre combien il put être précurseur et visionnaire en ce domaine. Doté d'un talent certain, c'était un industriel toujours soucieux des améliorations techniques. -L'intelligence de l'homme ne devrait-elle pas s'employer d'abord à trouver quelque simplification qui permette à un seul de faire, sans plus de fatigue, ce que dix faisaient en y usant leur vie ? La science, voilà ce qu'il nous faut.--J'ai toujours l'idée que dans l'électricité on trouvera un moteur à la fois très puissant et très économique.- Source : J.-M. Lhôte. L'orange bleue.

 -La fin du XIXe siècle est riche en anticipations d'avenir. Sur la lancée de Jules Verne, les dessinateurs s'en donnent à coeur joie : il s'agit ici d'une carte postale en provenance des États-Unis.- Source : J.-M. Lhôte. L'orange bleue.

 -Philibert Vrau a rencontré le succès dans les affaires et a su utiliser les moyens modernes de son époque. Le marketing (ici, une vignette publicitaire lithographiée), le chemin de fer, le marché international.. En l'espace de 25 ans (1850-1875), l'effectif de son entreprise est passé de 50 à 600 personnes. La maison Vrau était devenue leader sur le 'fil-au-chinois' et exportait à l'étranger.-

 Facade sur la place du concert. Au fond, le batiment principal de l'usine. Source : expo X. Théry

 L'autel de la chapelle de l'usine Vrau. Source : expo X. Théry.

 Façade de l’usine Vrau sur la Place du Concert à Lille (Remarquer à droite la statue de Notre-Dame-de-la-Treille). Source : expo X. Théry.

 Atelier de retorderie. A l'entrée, statue de Notre Dame de la Treille. En haut, tuyau de vapeur pour le chauffage de la salle. Source : expo X. Théry

 En 1876, les Vrau installèrent au milieu de leur usine une communauté de 5 à 6 religieuses avec un aumônier attitré. En plus des prières, elles apportaient des services en terme d'assistance sociale et d'infirmerie.

 Lors du jubilé des Soeurs de la providence de Portieux, 1936 (60 ans dans l'entreprise Vrau).

 Lors du jubilé des Soeurs de la providence de Portieux, 1936 (60 ans dans l'entreprise Ph. Vrau et Cie).

 Les ouvrières du dévidage. Photo prise lors d'un jour de fête (50 de présidence de Ph. Vrau).

 Vice-président puis président du conseil régional des conférences Saint-Vincent-de-Paul, -organisation souche- par excellence, Ph. Vrau est créateur inlassable d'oeuvres catholiques qu'il finance l'une après l'autre. Ici, patronages chrétiens (garde des enfants des ouvriers).

 En 1880, Philibert Vrau prend l'initiative d'une union de prière pour « la réalisation à Lille d'un École Catholique des Arts et métiers sous le patronage de Saint-Joseph ». Source : J.-M. Lhôte. L'orange bleue.

 L'Institut Catholique des Arts et Métiers ouvrit ses portes en 1898 grâce à l'impulsion initiale de Philibert Vrau, vers 1880.

 « Atelier d'ajustage. Les regards fixent l'objectif. Chacun se concentre. Il existe de nombreux clichés des toutes premières années de l'ICAM, à une époque où la photographie n'est pas encore banalisée. » Source : J.-M. Lhôte. L'orange bleue.

 Camille Féron (1831-1908). Ami de jeunesse de Philibert et devenu son beau-frère, va le rejoindre en 1866 à la direction de la maison Vrau. À la demande de la famille, et non sans déchirement, il abandonne sa carrière de médecin.

 La fondation des facultés catholiques représente l'oeuvre la plus étonnante comme le constate le cardinal Régnier, archevêque de Cambrai : -L'existence de notre université ne tient encore qu'à un fil, mais ce fil est solide, c'est le fil Vrau-

 Le premier congrès eucharistique international a été accueilli en 1881 dans les locaux de l'Université Catholique de Lille, alors naissante. Philibert Vrau a largement contribué à sa réalisation à Lille. On connaît la postérité et la fécondité de tels congrès. Ici, le 49ème congrès, à Québec en 2008 (Canada).

 Philibert sur son lit de mort. En paix, visiblement...

 Son magnifique testament

 Sous la cathédrale de la Treille, dans la crypte, se trouvent les tombes de Philibert et de Camille Vrau. juste à côté de l'allée centrale. Preuve de la grande reconnaissance que l'église leur portait. Les ouvrages en la mémoire de ces deux hommes sont rares, car ils étaient discrets, même à leur mort. Il y a un autre buste à l'ICAM.

 Une exposition dédiée à Philibert Vrau, sa vie, son oeuvre et le combat pour sa béatification a circulé dans les différentes paroisses de la métropole lilloise (2005). Disponible sur le site.